Aménager une place de parking dans le jardin : Guide pratique

Vous rêvez d’avoir un véritable espace dédié au stationnement de votre voiture ? Mettre en place un parking dans le cadre de votre domicile est parfaitement réalisable. Il est toutefois nécessaire de se conformer à certaines normes d’urbanisme et de prendre des décisions quant à l’aspect pratique et esthétique du projet. Quelles sont les étapes pour créer une aire de stationnement dans son jardin ? Voici un guide détaillé.

Pourquoi créer un parking à l’extérieur ?

Installer une aire de stationnement sur votre propriété vous permet d’établir ce que l’on nomme communément un « parking résidentiel ». Quelles motivations pourraient vous pousser à aménager un tel espace ? La possession d’une ou de plusieurs automobiles justifie largement l’aménagement d’une zone spécifique pour le stationnement, avec un revêtement approprié.

Installer un parking près de son habitation relève davantage de la commodité que de l’esthétique. Toutefois, il reste envisageable de concevoir un parking à la fois fonctionnel et stylé, selon vos préférences et votre budget. Opter pour un parking paysager représente une approche tendance qui préserve l’aspect de votre propriété et de ses environs.

Si l’idée de créer un parking sur votre terrain vous séduit, n’hésitez pas à consulter un professionnel et à solliciter un devis !

Comment aménager un parking devant sa maison ?

La création d’un espace de stationnement privé s’articule autour de trois étapes fondamentales :

  • choisir l’emplacement du parking ;
  • sélectionner un revêtement de sol approprié ;
  • construire l’aire de stationnement.

Choisir l’emplacement du parking

La décision concernant l’emplacement d’un parking privé ne doit pas être prise à la légère. Plusieurs critères sont à considérer :

  • la pente et le drainage : L’endroit choisi pour le parking ne doit pas retenir l’eau. Une inclinaison minimale est nécessaire pour assurer l’écoulement des eaux ;
  • les obstacles potentiels : La suppression d’un arbre, l’élimination d’un massif ou la préparation d’une déviation pourrait s’avérer nécessaire ;
  • les manœuvres pour accéder au parking : Parfois, le parking doit être situé derrière la maison, ce qui impose de penser au trajet jusqu’à celui-ci. Ce chemin doit aussi être conçu de façon appropriée ;
  • l’analyse du sol : Le sol est-il apte à recevoir un revêtement spécifique comme le bitume ? Peut-il supporter le poids des véhicules ? Nécessite-t-il un renforcement ? En cas de système d’assainissement individuel, il est généralement recommandé de ne pas appliquer de bitume sur cette zone ni de circuler dessus. Consultez un expert pour une analyse approfondie du sol ;
  • le nombre de véhicules : Il faut ensuite considérer la taille de l’aire de stationnement. Si vous possédez plusieurs véhicules ou si vous avez l’habitude d’accueillir des invités, un espace conséquent sera requis.

Quel revêtement pour un parking ?

Le choix d’un revêtement de sol pour votre parking est influencé par différents éléments :

  • la superficie à recouvrir ;
  • le style architectural de votre résidence ;
  • l’agencement paysager alentour ;
  • votre budget.

Les options de revêtement pour un parking

Quelles sont les alternatives pour le sol d’un parking extérieur ? Vous avez plusieurs choix :

  • le gravier décoratif : Constituer un parking en gravier représente l’option la plus économique. Disponible en diverses couleurs et tailles, il s’harmonise parfaitement avec la création d’une allée de jardin ;
  • le bitume : L’enrobé, en noir ou rouge, est une solution traditionnelle offrant un bon rapport qualité/prix pour couvrir une large surface. L’enrobé permet également d’aménager un espace polyvalent pour des activités ludiques ;
  • les dalles en polypropylène : Ces dalles à structure alvéolaire stabilisent le gravier ou le gazon, empêchant la formation de flaques et de trous. Elles s’installent facilement et limitent l’infiltration d’eau ;
  • les pavés autobloquants en béton : Couramment utilisés pour les chemins d’accès, ces pavés offrent un bon rapport qualité/prix et existent en divers coloris ;
  • les pavés autobloquants en pierre : Apportant un cachet supplémentaire à votre propriété, ces pavés se déclinent en différentes couleurs et s’adaptent à tous les types d’architecture ;
  • le béton lissé : Il s’agit d’un béton coulé et divisé en dalles, pouvant être coloré selon vos désirs. Il résiste bien aux intempéries et reste abordable ;
  • le béton brossé : Sa surface antidérapante est idéale pour une place de parking ;
  • la végétalisation : Aménager un parking végétalisé aide à protéger les sols, réduire la chaleur et améliorer la qualité de l’air, tout en étant esthétique.

Construction de la place de parking

La méthode de construction dépend principalement du revêtement choisi.

Il est essentiel de préparer le sol par terrassement. Pour vous guider et vous aider dans le processus de création, faites appel à un professionnel.

Quelles autorisations pour créer un parking ?

Il est important de noter que s’accaparer un espace de stationnement sur la voie publique devant chez soi est interdit, cette dernière appartenant au domaine public.

En revanche, aménager une place de stationnement sur votre terrain, à l’intérieur de ses limites, est faisable. Il convient cependant de vérifier certaines conditions et d’entreprendre des démarches spécifiques. Le plan local d’urbanisme (PLU) de votre municipalité prévoit généralement des espaces de stationnement pour les nouvelles constructions. À défaut, référez-vous au règlement national d’urbanisme (RNU).

Pour moins de dix emplacements de parking, habituellement le cas pour un terrain privé, il n’est pas nécessaire de soumettre une déclaration préalable de travaux ou de demander un permis de construire. Les règles peuvent varier si vous projetez d’ajouter un carport ou de transformer ultérieurement votre parking en box fermé. Dans ces situations, il est conseillé de consulter votre mairie pour connaître la réglementation applicable.

Quelle taxe d’aménagement pour une place de parking ?

Les places de stationnement, qu’elles soient ouvertes ou fermées, entrent ou non dans le calcul de la surface taxable pour l’établissement de la taxe d’aménagement selon leur configuration. Les garages fermés et couverts sont inclus dans ce calcul, contrairement aux places de parking extérieures, qu’elles soient couvertes ou non. Il est donc nécessaire de déclarer chaque place de stationnement extérieure lors du dépôt de la déclaration.

Le tarif de la taxe d’aménagement varie selon les municipalités et le type de parking aménagé.

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